Essai: Maserati Ghibli Trofeo (2021)

Essai: Maserati Ghibli Trofeo (2021)

Pour la première fois depuis que la nomenclature Ghibli a été ressuscité, le modèle reçoit un V8 sous le capot, et pas n’importe lequel! On a laissé ses chevaux s’échapper lors de la première vague hivernale de cette nouvelle année.

Le choix d'une période d'essai est toujours un peu risqué. Surtout lorsqu'il s'agit d'une voiture puissante et que les conditions météorologiques rappellent davantage La Reine des Neige qu'une piste de course sous un soleil de plomb. Il en va de même pour cette Maserati Ghibli Trofeo. En récupérant l’auto, une pluie fine nous tombe dessus. On a la goute au front. Non pas à cause de la pluie elle-même, mais à cause de la version Trofeo et de ses 580 ch.

Origines Ferrari

Qu'est-ce qui rend tout ça si stressant ? Le fait que Maserati fasse passe toute la puissance du moteur de la Ghibli Trofeo uniquement aux roues arrière. Pour le plaisir de conduire, pour la sensation de puissance dans la voiture. Le résultat est que les pneus - bien qu'ils soient des pneus d'hiver - ont tendance à oublier l'adhérence sur le tarmac et on peut parfois prendre un style de conduite flamboyant au pied de la lettre. Les responsables de cette situation sont les 580 ch et les 730 Nm que Maserati pousse à partir d'un V8 de 3,8 litres. Ce moteur n'est pas inconnu dans le groupe puisqu'il est utilisé par Ferrari pour propulser la F8 Tributo.

Il existe néanmoins quelques différences, par exemple la Ferrari utilise une lubrification par carter sec. Chez Maserati, la hauteur du moteur et son centre de gravité sont moins importants que dans une supercar Ferrari. Ne pensez pas que cela gâche le plaisir, la Ghibli de 2 tonnes vous repousse dans votre siège et ne laisse le compteur de vitesse s'arrêter qu'à 326 km/h. Mais conduire tout droit n'est pas tout, alors on passe du mode de conduite ICE au mode Sport - ou même Corsa - et on poursuis sur une route sinueuse. L'essieu arrière doit ici être fermement contrôlé, car la combinaison du V8 à l’avant et de la propulsion procure un comportement très ludique, même malgré son poids.

Mais ne vous inquiétez pas, car les aides électroniques à la sécurité et le différentiel à glissement limité sur l'essieu arrière maintiennent la voiture en ligne. En mode Corsa comme en mode Sport, les rênes sont moins serrées et le moteur est mis plus en avant, notamment en raison de l'ouverture des soupapes d'échappement. Mais tout cela est très civilisé et les voisins ne se plaindront pas si vous passez après le couvre-feu.

Entre amis

Sur notre trajet, on quitte l'autoroute et voilà qu’une autre Ghibli apparait dans notre rétroviseur. On ne les voit pas souvent. Quelle est la probabilité que deux bêtes italiennes fassent la queue au feu rouge ? Devons nous mettre nos quatre feux clignotants pour dire bonjour ? Notre amis nous donne vite la réponse avec un petit appel de phare lorsqu’il choisit un autre embranchement. Décidément, les conducteurs de Maserati son en cohésion.

Nous voilà de nouveau seuls sur la route, et cela nous donne l'occasion de bien voir l’habitacle. Maserati, a pris l'habitude de laisser l’ergonomie au second plan. Une fois de plus, on se demande ce qui vas nous surprendre cette fois-ci. Résultat : le bouton de démarrage. Il n'est pas sur la droite comme on pourrait le penser. Il n'est pas non plus sur la console centrale, ni même à gauche, comme chez Porsche. Il est en fait placé presque derrière le volant, de sorte qu'il faille faire un mouvement contre nature pour faire gargouiller le V8. Le grand volant du Ghibli Trofeo est confortable, mais il est plutôt droit pour une voiture de sport. À côté de celui-ci, on trouve le nouvel écran du système d'info-divertissement moderne, qui conserve quand même quelques problèmes de réactivité. Et pourquoi les sièges chauffants sont cachés dans un menu, lui même derrière un autre menu ?

Si on laisse l’ergonomie de côté, on constate que l’habitacle de cette Ghibli est trempés dans le luxe classique Maserati. Dans cette version Trofeo, on trouve également une horloge sur la console centrale, bien qu’elle soit entourée de coutures rouges histoire de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une Ghibli ordinaire. Les sièges sport sont extrêmement confortables et fini d’un beau cuir.

Du rouge en vue

Les accents rouges du Trofeo Ghibli se poursuivent à l'extérieur. Ici et là, les logos et autres badges ont un bord rouge tandis que les ailettes verticales de la calandre ont été peintes en rouge. Ces accents sont discrets sur une voiture rouge, alors qu’ils donnent une touche sportive à un Trofeo noir ou blanc et il se distinguent nettement sur notre voiture d'essai bleue.

Conclusion

Le Ghibli Trofeo est en concurrence avec la Mercedes-AMG E63 et la BMW M5 qui ont des performances similaires avec leurs moteurs V8. La Maserati Ghibli Trofeo coûte 136 000 euros. C'est beaucoup d'argent. Cependant, vous obtenez en retour la crème de l'industrie automobile italienne, du moins si vous n'êtes pas opposé à quelques chevaux-vapeur accompagnés d'une forte consommation. Si vous ne voulez pas cela, Maserati a toujours le Ghibli Hybrid comme alternative.

Specificaties

Motor

V8 essence biturbo, 3,8 litres

Puissance

580pk

Couple

730 Nm

Overbrenging

Automatique, 8 rapports

Transmission

achterwiel

Vitesse de pointe

326 km/u

Prix du vehicule essayé

€ 152 214.00

Prix de base

€ 136 000.00

0 à 100 km/h

4.30 sec

Gemiddeld testverbruik

14.00 L/100km

Rejet de CO2

279 g/km

Auteur: Sven
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